Sécurité

Vos normes ne sortent pas de votre organisation

Le cloisonnement n'est pas une promesse commerciale, c'est un mécanisme : votre clé API détermine l'organisation côté serveur, et le client n'a aucun moyen de la désigner lui-même.

résolution côté serveur

jeton du connecteur · ou clé sk_strt_…
organisation résolue, jamais envoyée

Votre bureau

9 normes

Un autre bureau

hors de portée

Les normes restent celles de leurs éditeurs.

C'est la première question que pose un bureau, et elle est légitime : charger un texte sous licence dans un service tiers n'est pas anodin.

Stratta ne vend, ne distribue et ne partage aucune norme. Il n'y a pas de corpus central auquel on donnerait accès. Chaque organisation ingère les documents dont elle a acquis les droits, et ces documents ne servent qu'à elle.

Ce choix vient d'une contrainte : les normes SIA et les Eurocodes sont protégées et se paient. Un service qui les redistribuerait serait illégal, et un service entraîné dessus le serait tout autant. La contrainte a fini par devenir la bonne architecture.

Ce que cela implique pour vous. Vous restez responsable des droits attachés aux fichiers que vous ingérez. Nos conditions générales le disent à l'article 4, et ce n'est pas une formule de style : si votre licence ne couvre pas un usage interne numérique, vérifiez-la avant d'ingérer.

Vos documents ne servent à entraîner aucun modèle. Ils sont lus par l'agent que vous utilisez, à la demande, section par section, et rien d'autre n'y accède.

Le cloisonnement, en détail.

Un filtrage qu'un client pourrait influencer n'est pas un filtrage. Voici où il est fait et pourquoi il ne se contourne pas.

Quand votre agent appelle un outil, il envoie sa clé API et rien d'autre qui vous identifie. Le serveur résout cette clé en une organisation, puis toutes les requêtes de lecture et d'écriture sont contraintes à cette organisation.

L'identifiant d'organisation n'est jamais un paramètre du client. Il n'apparaît dans aucun schéma d'outil. Un agent qui tenterait de le fournir verrait son paramètre ignoré, parce qu'il n'existe pas du point de vue de l'interface.

Cette propriété est couverte par des tests automatisés : une clé d'une organisation qui demande une norme d'une autre organisation doit échouer, et le test échoue si ce n'est plus le cas.

Ce que le client envoie

get_section({
  norm: "SIA 261-1",
  path: "14.2"
})

Authorization: sk_strt_…

→ organisation résolue
  côté serveur

La clé API, jusqu'à sa révocation.

Elle est la seule chose qui donne accès à votre corpus. Elle est traitée comme telle.

Stockée hachée

La clé n'est affichée qu'une fois, à la création. Le serveur n'en garde qu'un condensat bcrypt et un préfixe court, qui sert à retrouver la bonne ligne sans jamais comparer le texte en clair.

Révocable en un geste

Une clé révoquée cesse de fonctionner au prochain appel. Un collaborateur qui part, un poste perdu, une clé collée dans un dépôt par erreur : la réponse est la même et elle est immédiate.

Plafonnée

Cinquante clés actives par utilisateur, vingt créations par tranche de vingt-quatre heures. Assez pour travailler, trop peu pour qu'un compte compromis en fabrique en série.

Sur votre machine

Le serveur MCP tourne en local. La clé est écrite dans ~/.stratta/config.json, en lecture seule pour votre utilisateur, ou lue depuis la variable d'environnement STRATTA_API_KEY si vous préférez la gérer vous-même. Elle ne transite pas par un navigateur.

La connexion par votre annuaire.

Forfait Entreprise : vos gens entrent avec le compte qu'ils ont déjà, et un départ leur coupe l'accès.

Rien à installer chez vous

Sur Microsoft 365, votre administrateur accepte une fois et c'est branché : aucune application à enregistrer, aucun secret à nous transmettre, rien qui expire. Google Workspace et tout fournisseur OIDC restent possibles.

Le domaine, prouvé deux fois

Vous publiez un enregistrement DNS que nous vérifions, et nous n'acceptons ensuite un jeton que s'il vient de l'annuaire qui possède réellement le domaine. Une adresse professionnelle ne prouve rien par elle-même : dans Entra, un administrateur écrit celle qu'il veut.

Mot de passe interdit

Sur demande, votre domaine ne répond plus au mot de passe : connexion, inscription et réinitialisation comprises. C'est ce qui fait qu'un compte fermé chez vous est fermé ici.

Ce qui n'est pas fait

Pas de SCIM : nous ne synchronisons pas votre annuaire. Retirer quelqu'un de l'organisation depuis Stratta lui coupe l'accès au corpus dès l'appel suivant, y compris pour un agent déjà connecté.

Où sont vos données.

Trois prestataires, un seul pays, et ce que ça implique pour vous.

Aux États-Unis. Le backend tourne sur Convex, le site sur Vercel, les e-mails partent par Resend. Ces trois prestataires sont américains, et les transferts sont encadrés par des clauses contractuelles types.

Nous préférons l'écrire ici plutôt que de vous laisser le découvrir dans la page de confidentialité. Si l'hébergement en Suisse ou dans l'Union européenne est une condition chez vous, dites-le avant de vous inscrire : hello@stratta.ch.

Ce qui est stocké : le texte des sections que vous ingérez, les images de figures, les métadonnées de votre organisation, et un journal d'usage des outils qui alimente vos compteurs de quota.

Ce qui ne l'est pas : le contenu de vos conversations avec votre agent. Elles restent entre votre client et votre fournisseur de modèle. Stratta ne voit que les appels d'outils.

Le détail figure dans la page de confidentialité.

Les gestes autorisés à l'agent.

Un agent qui écrit dans votre corpus doit être encadré par l'interface, pas par une consigne dans un prompt.

  • Lire, toujours. Les huit outils de lecture sont déclarés sans effet de bord. Votre client peut donc les appeler sans vous demander à chaque fois.
  • Écrire, pendant une ingestion. Les dix outils d'ingestion créent une norme, ses sections, ses figures et ses renvois. Ils n'écrivent que dans votre organisation.
  • Supprimer, avec un signal. ingest_delete est déclaré comme destructif, ce qui fait demander confirmation par les clients qui respectent cette annotation.
  • Ce qui n'existe pas encore. Une clé donne aujourd'hui accès à tous les outils. La séparation entre une clé de lecture seule et une clé d'ingestion est prévue ; tant qu'elle n'est pas là, réservez les clés d'un poste partagé à l'usage que vous surveillez.

Le reste, en une liste.

Les mesures qui n'ont pas besoin d'un paragraphe chacune.

  • Vérification d'adresse e-mail obligatoire à l'inscription, et connexion Google en option.
  • En-têtes de sécurité posés au niveau de l'hébergement, dont une politique de contenu et HSTS.
  • Invitations à durée limitée, et suspension d'organisation qui coupe l'accès des clés associées.
  • Un audit de sécurité interne mené en mai 2026 a produit vingt-trois constats. Ils ont été corrigés, à l'exception d'un risque accepté et documenté, faute de vecteur d'exploitation réel.
  • Les compteurs de quota servent aussi de garde-fou : une clé volée ne peut pas consommer indéfiniment.

Ce que nous ne prétendons pas

Il n'y a pas d'engagement de disponibilité contractuel, pas de certification ISO, et pas d'accord de traitement des données standardisé à ce stade. Stratta est un produit jeune, tenu par une petite structure. Si votre processus d'achat exige l'un de ces documents, écrivez-nous : nous vous dirons ce qui existe plutôt que de cocher une case.

Le reste se juge sur pièces.

Créez un compte, ingérez une norme que vous possédez, et regardez ce que l'agent en fait.