Vos documents ne sortent pas de votre organisation
Le cloisonnement n’est pas une promesse commerciale, c’est un mécanisme : votre clé API détermine l’organisation côté serveur, et le client n’a aucun moyen de la désigner lui-même.
résolution côté serveur
Votre organisation
9 normes
Une autre organisation
hors de portée
Les documents restent ceux de leurs auteurs.
C’est la première question que pose une organisation, et elle est légitime : charger un texte sous licence dans un service tiers n’est pas anodin.
Stratta ne vend, ne distribue et ne partage aucun document. Il n’y a pas de corpus central auquel on donnerait accès, hormis une norme de démonstration. Vous déposez vos propres PDF ; le texte préparé est stocké dans l’espace de votre organisation et ne sert qu’à elle.
Ce choix vient d’une contrainte : les normes (SIA, SNV, VSS, Eurocodes, normes comptables) sont protégées et se paient. Un service qui les redistribuerait serait illégal, et un service entraîné dessus le serait tout autant. Les lois et les décisions publiées sont libres, mais le principe reste le même : le corpus est celui que vous choisissez. La contrainte a fini par devenir la bonne architecture. SIA, SNV et VSS sont des marques de leurs titulaires ; Stratta n’est ni affilié à ces organisations, ni partenaire.
Ce que cela implique pour vous. À chaque dépôt, vous déclarez détenir les droits (licence, autorisation de l’éditeur, ou texte du domaine public comme une loi ou une décision publiée), et votre organisation est responsable de ce qu’elle dépose. Ce n’est pas une formule de style : si votre licence ne couvre pas un usage interne numérique, vérifiez-la avant de déposer le document.
Le filigrane reste. Le filigrane et la mention de copyright de votre copie sont conservés avec le document et accompagnent chaque extrait qui en sort : section, citation, réponse de l’assistant, livrable, export.
Vos documents ne servent à entraîner aucun modèle. Ils sont lus à la demande, section par section, par l’agent que vous utilisez ou par l’assistant de Stratta. L’assistant répond avec le modèle du fournisseur que votre bureau a choisi, sur sa propre clé : Infomaniak (traité en Suisse), Mistral (Union européenne), OpenRouter, Anthropic, OpenAI ou Google. Votre bureau contracte directement avec lui, et sait où ses questions sont traitées. La lecture des profils de sondage joint son modèle par OpenRouter, chaque requête exigeant un fournisseur à rétention nulle et sans collecte de données.
Où va le PDF. Si vous ingérez avec votre agent, le PDF reste sur votre machine : seul le texte extrait est écrit dans votre organisation. Si vous déposez le document depuis l’application, le PDF est téléversé et traité sur le serveur de Stratta, en Allemagne. Les modèles sont joints par OpenRouter, uniquement auprès de fournisseurs à rétention nulle, qui ne conservent pas les données et ne s’entraînent pas dessus. Le PDF est supprimé dès que le document est livré, refusé ou retiré ; le texte reste dans votre organisation, lisible par elle seule.
Le cloisonnement, en détail.
Un filtrage qu’un client pourrait influencer n’est pas un filtrage. Voici où il est fait et pourquoi il ne se contourne pas.
Quand votre agent appelle un outil, il envoie sa clé API et rien d’autre qui vous identifie. Le serveur résout cette clé en une organisation, puis toutes les requêtes de lecture et d’écriture sont contraintes à cette organisation.
L’identifiant d’organisation n’est jamais un paramètre du client. Il n’apparaît dans aucun schéma d’outil. Un agent qui tenterait de le fournir verrait son paramètre ignoré, parce qu’il n’existe pas du point de vue de l’interface.
Cette propriété est couverte par des tests automatisés : une clé d’une organisation qui demande un document d’une autre organisation doit échouer, et le test échoue si ce n’est plus le cas.
Ce que le client envoie
get_section({
norm : "SIA 261-1",
path : "14.2"
})
Authorization : sk_strt_…
→ organisation résolue
côté serveurLa clé API, jusqu’à sa révocation.
Elle est la seule chose qui donne accès à votre corpus. Elle est traitée comme telle.
Stockée hachée
La clé n’est affichée qu’une fois, à la création. Le serveur n’en garde qu’un condensat bcrypt et un préfixe court, qui sert à retrouver la bonne ligne sans jamais comparer le texte en clair.
Révocable en un geste
Une clé révoquée cesse de fonctionner au prochain appel. Un collaborateur qui part, un poste perdu, une clé collée dans un dépôt par erreur : la réponse est la même et elle est immédiate.
Plafonnée
Cinquante clés actives par utilisateur, vingt créations par tranche de vingt-quatre heures. Assez pour travailler, trop peu pour qu’un compte compromis en fabrique en série.
Sur votre machine
~/.stratta/config.json, en lecture seule pour votre utilisateur, ou lue depuis la variable d’environnement STRATTA_API_KEY si vous préférez la gérer vous-même. Elle ne transite pas par un navigateur.La connexion par votre annuaire.
Vos collègues entrent avec le compte qu’ils ont déjà, et un départ leur coupe l’accès.
Rien à installer chez vous
Sur Microsoft 365, votre administrateur accepte une fois et c’est branché : aucune application à enregistrer, aucun secret à nous transmettre, rien qui expire. Google Workspace et tout fournisseur OIDC restent possibles.
Le domaine, prouvé deux fois
Vous publiez un enregistrement DNS que nous vérifions, et nous n’acceptons ensuite un jeton que s’il vient de l’annuaire qui possède réellement le domaine. Une adresse professionnelle ne prouve rien par elle-même : dans Entra, un administrateur écrit celle qu’il veut.
Mot de passe interdit
Sur demande, votre domaine ne répond plus au mot de passe : connexion, inscription et réinitialisation comprises. C’est ce qui fait qu’un compte fermé chez vous est fermé ici.
Ce qui n’est pas fait
Où sont vos données.
Trois prestataires, un seul pays, et ce que ça implique pour vous.
Aux États-Unis. Le backend tourne sur Convex, le site sur Vercel, les e-mails partent par Resend. Ces trois prestataires sont américains, et les transferts sont encadrés par des clauses contractuelles types.
Nous préférons l’écrire ici plutôt que de vous laisser le découvrir dans la page de confidentialité. Si l’hébergement en Suisse ou dans l’Union européenne est une condition chez vous, dites-le avant de vous inscrire : hello@stratta.ch.
Ce qui est stocké : le texte des sections que vous ingérez, les images de figures, les métadonnées de votre organisation, et un journal d’usage des outils qui alimente vos compteurs de quota. Depuis septembre 2026, aussi ce que le dossier tient : les lectures de votre agent, les décisions, les livrables et leurs sections, les pièces du projet, les procédures et les rapports Word que vous déposez dans Méthodes. Tout cela est cloisonné par organisation comme vos documents.
Une seule donnée est partagée entre organisations : la lecture d’un profil de sondage public du canton de Genève, parce que le profil est public et que sa lecture sert à tous. Une archive de votre organisation lue de la même façon reste chez vous.
Ce qui ne l’est pas : le contenu de vos conversations avec votre agent. Elles restent entre votre client et votre fournisseur de modèle. Stratta ne voit que les appels d’outils.
Le détail figure dans la page de confidentialité.
Les gestes autorisés à l’agent.
Un agent qui écrit dans votre corpus doit être encadré par l’interface, pas par une consigne dans un prompt.
- Lire, toujours. Les dix outils de lecture sont déclarés sans effet de bord. Votre client peut donc les appeler sans vous demander à chaque fois.
- Écrire dans le dossier, sur votre mot. Une décision ne s’enregistre qu’une fois que vous l’avez confirmée dans la conversation, et une section de livrable n’existe qu’avec ses sources. Signer, lui, ne passe jamais par un agent : c’est un geste de l’application.
- Écrire, pendant une ingestion. Les dix outils d’ingestion créent un document, ses sections, ses figures et ses renvois. Ils n’écrivent que dans votre organisation.
- Supprimer, avec un signal.
ingest_deleteest déclaré comme destructif, ce qui fait demander confirmation par les clients qui respectent cette annotation. - Ce qui n’existe pas encore. Une clé donne aujourd’hui accès à tous les outils. La séparation entre une clé de lecture seule et une clé d’ingestion est prévue ; tant qu’elle n’est pas là, réservez les clés d’un poste partagé à l’usage que vous surveillez.
Le reste, en une liste.
Les mesures qui n’ont pas besoin d’un paragraphe chacune.
- Vérification d’adresse e-mail par code à l’inscription, et connexion par l’annuaire de l’entreprise en option.
- En-têtes de sécurité posés au niveau de l’hébergement, dont une politique de contenu et HSTS.
- Invitations à durée limitée, et suspension d’organisation qui coupe l’accès des clés associées.
- Un audit de sécurité interne mené en mai 2026 a produit vingt-trois constats. Ils ont été corrigés, à l’exception d’un risque accepté et documenté, faute de vecteur d’exploitation réel.
- Les compteurs de quota servent aussi de garde-fou : une clé volée ne peut pas consommer indéfiniment.
Ce que nous ne prétendons pas
Le reste se juge sur pièces.
Un document que vous détenez, déposé chez vous, et ce que l’agent en fait.