Outils de site
Les 10 outils qui rassemblent ce que les registres publics suisses savent d’une parcelle, et lisent la fiche de site.
Avant d’ouvrir une norme, un ingénieur ouvre quatre onglets : le cadastre géologique du canton, le cadastre des sites pollués, la carte des dangers naturels, le géoportail fédéral. Ces trois outils font ce tour à sa place et rendent le résultat daté, attribué, et séparé entre ce qui est établi et ce qui ne l’est pas. Les sept outils suivants lisent la fiche de site telle que l’onglet Site du dossier la montre : la fiche, la coupe, les emprises, les isopièzes, les photos, les affaires voisines.
Ce n’est pas une étude géotechnique. C’est un relevé de registres publics. Aucune valeur de dimensionnement (angle de frottement, portance, module) ne se déduit d’une description géologique servie ici. Un agent qui le ferait aurait produit un chiffre plausible et faux ; la méthodologie le lui interdit explicitement.
scan_site
Lance le relevé autour d’une adresse suisse et rend l’identifiant du site.
dossierIdstringrequiredRenvoyé par open_dossier ou list_dossiers. Un site par dossier :
ouvrez le dossier du projet d’abord.
addressstringrequiredL’adresse telle que l’utilisateur l’écrit : « Av. de Rhodanie 58, Lausanne ».
radiusnumberLe rayon de recherche des sondages et des contraintes, en mètres. De cinquante mètres à un kilomètre, trois cents par défaut. Au-delà de quelques centaines de mètres en tissu dense, seuls les quatre cents sondages les plus proches sont gardés, et la fiche le dit.
L’adresse est géocodée côté serveur contre swisstopo, et les coordonnées que vous pourriez fournir sont ignorées. Un modèle qui a vu beaucoup de cartes suisses produit volontiers des coordonnées LV95 plausibles ; un site placé deux cents mètres à côté rend les sondages de la parcelle voisine sans qu’un seul appel n’échoue.
Le scan tourne en tâche de fond et prend quelques secondes. Renvoie
{ siteId, dossierId, label, east, north, radius, next }.
get_site_context
Lit ce que le scan a trouvé, groupé par sujet, chaque valeur avec sa source et la date de la donnée, pas celle de la lecture.
siteIdstringrequiredRenvoyé par scan_site.
Renvoie deux listes séparées :
| Champ | Ce qu’il contient |
|---|---|
established | ce que les registres ont tranché : commune, parcelle, altitude, couverture meuble, substratum, sondages, zone sismique |
unresolved | ce qu’ils n’ont pas tranché, avec la raison de chaque point |
boreholes | le nombre de sondages, combien ont une stratigraphie lue, la distance du plus proche |
notice | le rappel que ces faits ne sont pas une étude |
Reportez unresolved à l’utilisateur, en entier. « Aucun sondage à moins
de trois cents mètres, molasse probable mais non confirmée, prévoir trois
forages » est la phrase qui fixe le prix d’une offre. Un agent qui ne lit que
la première liste présente la fiche comme complète, ce qu’elle n’est presque
jamais.
Chaque point non résolu porte sa nature :
indicative: une valeur existe, mais sa source prévient elle-même qu’elle n’est pas assez fine. C’est le cas des cartes de classes de sol de fondation, « à considérer comme cartes indicatives et non précises au niveau parcellaire ».uncovered: aucune source automatique ne couvre ce point, et il faut une démarche. La charge de neige, le vent et les réseaux souterrains sont dans ce cas. C’est aussi ce que dit une source qui n’a pas répondu au moment du scan (« n’a pas répondu, relancez le scan »), et un terrain hors du périmètre des cartes de dangers (« non évalué ») : jamais « aucun danger » ni « aucun sondage ».
get_boreholes
Lit les sondages du scan, du plus proche au plus lointain, avec leur stratigraphie. C’est
l’appel qui répond à « de quoi le terrain est-il fait ici » : get_site_context dit seulement
combien il y a de sondages.
siteIdstringrequiredRenvoyé par scan_site.
limitnumberCombien en rendre, les plus proches d’abord. De 1 à 40, 8 par défaut. total
dit toujours combien le rayon en contient, pour qu’une liste courte ne se lise
jamais comme un voisinage vide.
withStrataOnlybooleanNe garder que les sondages dont les couches ont été lues. Un cadastre cantonal publie le détail d’environ deux sondages sur trois.
Chaque sondage porte sa distance au site, sa nature, sa profondeur, son année, ses layers
(intervalle de profondeur, description, période), la classe SIA 261 relevée dans ce
sondage-là quand le canton la publie, la nappe quand elle a été mesurée, et les liens vers
les documents du canton : profil de forage, plan de situation.
soundingType n’est pas method, et la différence change une conclusion.
Un cadastre romand ne contient pas que des forages : il contient aussi des
fouilles, des puits, des tarières et des pénétromètres. Sur quarante-neuf
fiches vaudoises relevées, dix étaient des fouilles.
soundingType dit ce que le sondage est ; method dit le mode de forage
(carotté, destructif, battu) et il est vide sur ce qui n’a pas été foré.
Une tranchée de deux mètres ne porte pas le même poids qu’un forage carotté de
trente : les citer à égalité fait passer une reconnaissance de surface pour
une reconnaissance profonde.
Quand le champ est absent, le cadastre ne l’a pas publié. Ne le déduisez pas de la profondeur.
Un sondage est une observation, en un point, un jour donné. Il se cite avec sa distance. Aucune couche ne s’interpole entre deux forages : c’est une interprétation, et elle appartient à une personne, pas à une machine. Et aucune valeur de dimensionnement (angle de frottement, portance, module) ne se déduit d’une description de couche.
Les documents sont des liens, jamais des fichiers. Vaud interdit la rediffusion de sa donnée structurée à des tiers ; héberger ses PDF irait plus loin qu’appeler son API. On donne le lien.
La fiche telle que l’application la montre
get_site_context est le résumé taillé pour une réponse. Les sept outils qui suivent sont le
relevé : ce que l’onglet Site dessine, lu par un agent. Lire une fiche existante est ouvert à tous
les forfaits ; en ouvrir une ou relancer un scan demande que la fiche de site soit ouverte pour
l’organisation, sur demande.
list_sites
Les fiches de site de l’organisation, la plus récemment touchée en tête, chacune avec son
dossier, sa commune, son canton, son rayon et l’état de son scan. Une ligne de list_dossiers
porte aussi le siteId de son dossier.
limitnumberdefault: 50Combien en rendre (1 à 200). truncated dit s’il en existe d’autres.
get_site
La fiche entière : chaque fait avec sa clé stable (geology.unit, seismic.zone), son
statut (established, indicative, absent, uncovered), sa source avec la date de la donnée,
l’avertissement officiel et la mention du fournisseur quand la source en porte, et le scan avec
chacune de ses sources et si elle a répondu. À appeler pour citer une ligne de source, ou pour
dire à l’utilisateur quelle source a échoué.
siteIdstringrequiredDepuis scan_site, list_sites ou une ligne de dossier.
get_site_section
La coupe géologique tracée sur la fiche : l’axe de A à B, la largeur du corridor, la ligne de
terrain mesurée, le toit du rocher modélisé, les bandes de géologie lues le long de l’axe, et
les sondages du corridor avec leurs couches, projetés sur l’axe (alongMetres, offsetMetres).
Sans axe tracé dans l’application, l’outil le dit et ne rend aucune ligne.
siteIdstringrequiredLa fiche.
maxPointsnumberdefault: 60Points des lignes de terrain et de rocher, régulièrement espacés (2 à 200).
Le terrain est mesuré, le rocher est un modèle national à dix mètres, les bandes de géologie sont la carte échantillonnée le long du tracé. Rien n’est interpolé entre deux sondages : chaque colonne est une observation en son point.
list_site_overlays
Les emprises que la carte dessine autour du point : sites pollués, dangers naturels, secteurs de protection des eaux, chacune avec si elle couvre le point du site ou à combien de mètres elle s’arrête, sa surface et sa couche. La fiche répond au point ; cet outil répond dans le rayon.
siteIdstringrequiredLa fiche.
includeGeometrybooleandefault: falseRendre aussi les anneaux en LV95. Un secteur court à des centaines de sommets.
get_groundwater_contours
Les isopièzes cantonales que le scan a rangées autour du site : pour chaque courbe le nom de la
nappe, l’altitude de la nappe en mètres sur mer et la couche d’origine. Un canton qui n’en publie
pas rend une liste vide et dit si la lecture a eu lieu. Une courbe est l’interprétation du canton
pour une nappe entière, pas une mesure au site : préférez une nappe relevée dans un sondage voisin
(get_boreholes) quand il y en a une.
siteIdstringrequiredLa fiche.
includeGeometrybooleandefault: falseRendre aussi les sommets des courbes en LV95.
list_site_photos
Les photos déposées sur la fiche : nom, position en LV95 quand la photo en porte une (EXIF ou posée à la main), direction de prise de vue, instant enregistré par l’appareil, note. Aucune image et aucun lien : la photo se regarde dans l’application.
siteIdstringrequiredLa fiche.
list_site_neighbours
Les autres fiches de l’organisation dans un rayon de celle-ci, les plus proches d’abord, avec la distance, la couverture meuble que leur propre scan a établie et si c’est la même qu’ici, et le dossier qui les porte avec ses comptes de questions ouvertes et tranchées. C’est ce que les registres publics ne savent pas dire : le bureau a déjà travaillé à trois cents mètres. Rien n’est interpolé : ce sont des dossiers à recharger, pas des valeurs.
siteIdstringrequiredLa fiche.
radiusnumberdefault: 500Jusqu’où chercher, en mètres (50 à 5000). Douze voisins au plus.
Ce que le relevé va chercher
| Sujet | Sources |
|---|---|
| Situation | swisstopo : commune, parcelle EGRID, altitude du modèle numérique |
| Terrain | GeoCover au point et sur l’emprise, sondages du cadastre cantonal avec leur stratigraphie, nappe relevée au piézomètre, toit du rocher modélisé |
| Contraintes | sites pollués, protection des eaux, dangers naturels, degré de sensibilité au bruit, zone d’affectation, distance à la forêt |
| Actions SIA 261 | zone sismique, classe de terrain de fondation |
La classe de terrain de fondation a quatre sources, et l’outil choisit la meilleure disponible : celle relevée dans un sondage voisin d’abord (le canton de Vaud la publie sur environ deux sondages sur trois), puis le polygone cantonal, puis le microzonage spectral local, et en dernier recours la carte fédérale, qui se réfère encore à l’édition 2003 de la norme et le dit.
Les cantons couverts
Les sources cantonales sont lues pour Vaud, Genève, le Valais et Fribourg. Ailleurs, le relevé écrit « sources cantonales non intégrées » sur chaque sujet concerné plutôt que de laisser la section vide : en Suisse, le sous-sol, l’eau, les sites pollués et les cartes de dangers sont des compétences cantonales, et il n’existe aucune couche fédérale équivalente à aller chercher.
« Aucun sondage recensé » ne veut pas dire la même chose partout.
À Vaud et à Genève, la loi impose de déposer tout sondage : l’absence est une information, et c’est une ligne de devis : il faudra forer.
En Valais, il n’existe aucun cadre légal : le gestionnaire du géocadastre l’écrit lui-même, la contribution est volontaire. À Fribourg, seules les sondes géothermiques ont une obligation documentée. Dans ces deux cantons, la même phrase peut vouloir dire simplement que personne n’a rien déposé, et le relevé le signale. Lire la première là où il faut lire la seconde fait sous-estimer ce qu’on ignore.
Les sondages restent chez leur canton. Vaud interdit la rediffusion de sa donnée structurée à des tiers ; en Valais et à Fribourg aucune licence n’a pu être identifiée, et une licence inconnue se traite comme restrictive. La donnée est lue pour votre projet, rattachée à lui, et jamais partagée entre organisations. Les documents d’origine, profil de forage ou plan de situation, sont liés, jamais copiés chez nous.
Profils PDF lus par un modèle de vision
Le cadastre genevois publie, pour chaque sondage, un profil scanné qui porte ce que sa table ne porte pas : les couches décrites mot pour mot, les classes USCS, les niveaux d’eau datés, les essais. Depuis le 19 septembre 2026, le détail d’un sondage genevois propose Lire le profil PDF : la page est rendue en image et lue par un modèle de vision ; ses couches remplacent les grandes unités du cadastre dans la colonne, la coupe et le bloc, la nappe stabilisée devient celle du sondage, et le reste (essais, remarques, doutes du lecteur) se lit sous la colonne. Une lecture faite par un bureau sert à tous les suivants ; elle pèse dix requêtes la première fois, rien ensuite.
Le même lecteur lit une page d’une pièce du dossier (le rapport de 2008 du bureau) : depuis
les documents du dossier, « Lire un sondage dans ce document » demande la page et la position,
et pose un sondage d’origine « Archive du bureau » sur le site, avec ses couches. get_boreholes
le rend comme les autres. ⚠️ Rien de tout cela n’est une preuve : chaque valeur lue porte sa
provenance et se relit sur le document.