Outils de site
Les 3 outils qui rassemblent ce que les registres publics suisses savent d’une parcelle.
Avant d'ouvrir une norme, un ingénieur ouvre quatre onglets : le cadastre géologique du canton, le cadastre des sites pollués, la carte des dangers naturels, le géoportail fédéral. Ces trois outils font ce tour à sa place et rendent le résultat daté, attribué, et séparé entre ce qui est établi et ce qui ne l'est pas.
Ce n'est pas une étude géotechnique. C'est un relevé de registres publics. Aucune valeur de dimensionnement — angle de frottement, portance, module — ne se déduit d'une description géologique servie ici. Un agent qui le ferait aurait produit un chiffre plausible et faux ; la méthodologie le lui interdit explicitement.
scan_site
Lance le relevé autour d'une adresse suisse et rend l'identifiant du site.
dossierIdstringrequiredRenvoyé par open_dossier ou list_dossiers. Un site par dossier :
ouvrez le dossier du projet d'abord.
addressstringrequiredL'adresse telle que l'utilisateur l'écrit : « Av. de Rhodanie 58, Lausanne ».
radiusnumberLe rayon de recherche des sondages et des contraintes, en mètres. De 50 à 500, 300 par défaut.
L'adresse est géocodée côté serveur contre swisstopo, et les coordonnées que vous pourriez fournir sont ignorées. Un modèle qui a vu beaucoup de cartes suisses produit volontiers des coordonnées LV95 plausibles ; un site placé deux cents mètres à côté rend les sondages de la parcelle voisine sans qu'un seul appel n'échoue.
Le scan tourne en tâche de fond et prend quelques secondes. Renvoie
{ siteId, dossierId, label, east, north, radius, next }.
get_site_context
Lit ce que le scan a trouvé, groupé par sujet, chaque valeur avec sa source et la date de la donnée — pas celle de la lecture.
siteIdstringrequiredRenvoyé par scan_site.
Renvoie deux listes séparées :
| Champ | Ce qu'il contient |
|---|---|
established | ce que les registres ont tranché : commune, parcelle, altitude, unité géologique, lithologie, sondages, zone sismique, réservoir aquifère |
unresolved | ce qu'ils n'ont pas tranché, avec la raison de chaque point |
boreholes | le nombre de sondages, combien ont une stratigraphie lue, la distance du plus proche |
notice | le rappel que ces faits ne sont pas une étude |
Reportez unresolved à l'utilisateur, en entier. « Aucun sondage à moins
de trois cents mètres, molasse probable mais non confirmée, prévoir trois
forages » est la phrase qui fixe le prix d'une offre. Un agent qui ne lit que
la première liste présente la fiche comme complète, ce qu'elle n'est presque
jamais.
Chaque point non résolu porte sa nature :
indicative— une valeur existe, mais sa source prévient elle-même qu'elle n'est pas assez fine. C'est le cas des cartes de classes de sol de fondation, « à considérer comme cartes indicatives et non précises au niveau parcellaire ».uncovered— aucune source automatique ne couvre ce point, et il faut une démarche. La charge de neige, le vent et les réseaux souterrains sont dans ce cas.
get_boreholes
Lit les sondages du scan, du plus proche au plus lointain, avec leur stratigraphie. C'est
l'appel qui répond à « de quoi le terrain est-il fait ici » : get_site_context dit seulement
combien il y a de sondages.
siteIdstringrequiredRenvoyé par scan_site.
limitnumberCombien en rendre, les plus proches d'abord. De 1 à 40, 8 par défaut. total
dit toujours combien le rayon en contient, pour qu'une liste courte ne se lise
jamais comme un voisinage vide.
withStrataOnlybooleanNe garder que les sondages dont les couches ont été lues. Un cadastre cantonal publie le détail d'environ deux sondages sur trois.
Chaque sondage porte sa distance au site, sa profondeur, son année de forage, ses layers
(intervalle de profondeur, description, période), la classe SIA 261 relevée dans ce
forage-là quand le canton la publie, la nappe quand elle a été mesurée, et les liens vers
les documents du canton — profil de forage, plan de situation.
Un sondage est une observation, en un point, un jour donné. Il se cite avec sa distance. Aucune couche ne s'interpole entre deux forages : c'est une interprétation, et elle appartient à un ingénieur, pas à une machine. Et aucune valeur de dimensionnement — angle de frottement, portance, module — ne se déduit d'une description de couche.
Les documents sont des liens, jamais des fichiers. Vaud interdit la rediffusion de sa donnée structurée à des tiers ; héberger ses PDF irait plus loin qu'appeler son API. On donne le lien.
Ce que le relevé va chercher
| Sujet | Sources |
|---|---|
| Situation | swisstopo : commune, parcelle EGRID, altitude du modèle numérique |
| Terrain | GeoCover au point et sur l'emprise, sondages du cadastre cantonal avec leur stratigraphie, nappe relevée au piézomètre, toit du rocher modélisé |
| Contraintes | sites pollués, protection des eaux, dangers naturels, degré de sensibilité au bruit, zone d'affectation, distance à la forêt |
| Actions SIA 261 | zone sismique, classe de terrain de fondation |
La classe de terrain de fondation a quatre sources, et l'outil choisit la meilleure disponible : celle relevée dans un sondage voisin d'abord — le canton de Vaud la publie sur environ deux sondages sur trois —, puis le polygone cantonal, puis le microzonage spectral local, et en dernier recours la carte fédérale, qui se réfère encore à l'édition 2003 de la norme et le dit.
Les sondages restent chez leur canton. Vaud interdit la rediffusion de sa donnée structurée à des tiers : elle est lue pour votre projet, rattachée à lui, et jamais partagée entre organisations. Les documents d'origine — profil de forage, plan de situation — sont liés, jamais copiés chez nous.